| Dans la mesure où la survenue d’une dépression maternelle augmente significativement le risque de sevrage précoce, il est nécessaire d’évaluer régulièrement l’état émotionnel de la mère. Des échelles d’évaluation du niveau de dépression existent pour ce faire. Les problèmes d’allaitement, tout particulièrement les problèmes douloureux, favorisent la survenue d’une dépression. Il est donc nécessaire de les résoudre au plus vite. Les mères déprimées devraient être encouragées à poursuivre l’allaitement, dans la mesure où il protège en partie le bébé vis-à-vis de l’impact négatif de la dépression maternelle. Si un traitement antidépresseur s’avère utile, on choisira un produit utilisable pendant l’allaitement.
Nous manquons encore de données sur les relations entre dépression maternelle, allaitement, et développement de l’enfant. L’allaitement pourrait protéger l’enfant vis-à-vis des effets physiologiques et émotionnels négatifs d’une dépression maternelle. D’autres études sur le sujet sont nécessaires, ainsi qu’un soutien adapté aux mères souffrant de dépression.
Résumé de l'article publié dans les DA n° 70, janvier 2007 |