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Une cause de souffrances méconnue : le syndrome de KISS

Une cause de souffrances méconnue : le syndrome de KISS

Commentaires (8)
Vos commentaires
  • yves
    le vendredi 10 février 2017 à 16:53 Posté par yves

    Bonjour,
    Lirez-vous jusqu’au bout ? Conserverez-vous ce commentaire ? Ce serait courageux de votre part.
    Je fus étudiant à la prestigieuse école d’ostéopathie de Maidstone au moment où celle-ci collabora avec la Faculté de Bobigny et les Français introduisirent les notions d’ostéopathie crânienne et viscérale. J’obtins mon diplôme et m’installai comme ostéopathe en 89. Je fis aussi un petit périple qui m’emmena notamment aux USA et qui conforta des intuitions que je partageais avec quelques collègues.
    Le KISS est un exemple caricatural de ce que nous pressentions... L’essentiel est de croire et de mettre de côté son esprit critique.
    D’après son autobiographie, Still soi-même (fondateur de l’ostéopathie) date précisément du 22 juin 1874 à 10 heures du matin son illumination divine. Elle lui révéla la « vérité » : l’humain aurait été créé avec tous les fluides et tous les onguents lui permettant de s’auto-guérir : « Le corps est la pharmacie de Dieu » ». Il insista bien sur le fait qu’il n’est que le découvreur de l’ostéopathie et que l’auteur n’est autre que Dieu en personne. C’est ce qu’on appelle dans la démarche de la critique scientifique une épiphanie. L’histoire est donc belle et demande qu’on y croie.
    Il en va de même pour le syndrome de KISS. Toute jeune mère fragile pourrait être tentée de croire au KISS, mais à l’opposé, toutes les mères du monde ayant eu plusieurs enfants et petits-enfants reconnaîtraient dans les symptômes décrits tous les enfants dont elle s’occupa et dirait que tous ces petits soucis s’arrangent toujours.
    Et voilà le centre de l’affaire : croire à des pathologies qui n’existent pas incite le praticien et le patient à croire que la « guérison » est en rapport avec le traitement. Mais il n’y a pas intention de nuire, seulement l’irrépressible besoin de croire dans de belles histoires. Et comme dirait Nicolas Pinsault du Cortecs : « Je n’ai jamais rencontré de vrais charlatans »... seulement des gens qui croient dans leurs fables comme on croit au Père Noël.
    Cela fait-il du tort ? Oui, car ces ostéopathes prennent le pouvoir sur des gens en difficulté. De plus, ils négligent les faits... Par exemple : on pourrait s’attendre à une expansion constante de l’ostéopathie crânienne aux USA puisque dans ce pays les ostéopathes sont médecins depuis longtemps... Mais c’est exactement l’inverse qui se passe. Idem pour l’ostéopathie tout court.

    Pour la petite histoire : lorsque je faisais mes études à Maidstone, nous étions quelques « sceptiques » de l’ostéopathie crânienne et nous avons plusieurs fois testé, sans leur dire, nos professeurs de pratique en leur disant, par exemple, que nous avions appliqué telle technique qu’ils nous avaient suggérée et nous leur demandions de vérifier, alors que nous n’avions même pas touché le patient. Ils n’y ont vu que du feu. Soit ils nous disaient que le mouvement respiratoire du crâne était amélioré, soit qu’il fallait y apporter encore quelques améliorations ! Et lors de nos examens (en particulier de fin d’études), nous avons menti aussi… pour obtenir un diplôme qui, soit dit en passant, n’a aucune valeur.

    Enfin (j’ai fait le test), toutes les grands-mères de bon sens disent la même chose à propos des symptômes qui conduisent à poser le diagnostic de « KISS » : « tous mes enfants et mes petits enfants en auraient alors souffert et en ont guéri spontanément… » Question de bon sens de leur part… et de maturation neurologique pour les bébés.
    Autrement dit, on peut -avec peu de chance de se tromper- affirmer que le traitement par « ostéopathie crânienne » sera toujours très efficace… puisque ces enfants ne souffrent d’aucune pathologie.

  • Florence Dannhoff
    le lundi 28 novembre 2016 à 12:52 Posté par Florence Dannhoff

    Votre commentaire, Mme Soyez, me rappelle cet ostéopathe allemand qui comme vous critiquait fortement le syndrome de KISS, lors de formations. Aujourd'hui, il gagne sa vie avec ce syndrome. Pourquoi ce changement radical ? Parce qu'entre temps, il est devenu papa d'un enfant KISS. Il a voulu le soigner et ce, de façon à lui ôter durablement ses souffrances liées à ce syndrome.
    Je vous invite vivement à lire Biedermann et Sacher, chiropracteurs et médecins allemands, et prochainement Larcher et Carron de la Carrière, médecin et ostéopathes français.

  • SOYEZ EVELYNE
    le lundi 28 novembre 2016 à 06:33 Posté par SOYEZ EVELYNE

    Enseignant la neuropédiatrie ostéopathie depuis plus de 20 ans, je suis scandalisée que l'on puisse présenter les signes cliniques et la façon d'y remédier de cette façon .
    Bien sur que les ostéopathes pédiatriques sont formés pour résoudre ces signes cliniques. Quant aux signes neurologiques éventuellement sous accents, je rappelle que seuls les pédiatres et les neuropédiatres sont à même de diagnostiquer les anomalies de développement. Les tenants de ces explications parfaitement contestables feraient bien de retourner en formation en neurologie, cela leur éviteraient de dire n'importe quoi et de faire croire n'importe quoi !

  • GROSSO Delphine
    le samedi 07 mai 2016 à 20:25 Posté par GROSSO Delphine

    Par rapport au travail des chiropracteurs, auriez vous une liste de chiros qui traitent le Kiss, Mr Gilles Duteil? Car personnellement, je suis sage-femme, praticienne de médecine chinoise et bientôt ostéopathe, je ne connais à ce jour que 2 ostéopathes en France qui traitent le Kiss.
    Mon fils est lui même Kiss et je l'ai emmené voir des chiropracteurs qui m'ont assuré connaitre ce syndrome, mais connaissant très bien le Kiss moi même j'ai contrôlé de suite C0/C1 après séance, et la dysfonction n'était toujours pas corrigée. Je ne suis pas habilitée à corriger moi même cette dysfonction.
    Beaucoup d' ostéopathes disent savoir corriger C0/C1 et les enfants concernés que je suis au cabinet n'ont pas pu être corrigés.
    Etant spécialisée dans les symptômes du Kiss, j'accompagne les enfants Kiss que ce soit avant ou après le traitement effectué par ces 2 ostéopathes spécialisés dont j'ai parlé précédemment.

    Je vois dans mon cabinet toutes les semaines des petits patients dont les parents sont démunis et ils ont fait souvent plusieurs praticiens, mais sans résultat probant.
    Alors j'aimerais savoir combien de praticiens en France à l'heure actuelle ont suivi des enfants Kiss, quels résultats ont ils eu après traitement? Et dans les années qui suivent? retard à la marche, à la parole.
    Quelles expériences avez vous eu sur ces enfants?

    Je tiens à préciser que je ne remets en aucuns cas le travail des ostéopathes, ni des chiropracteurs mais je pense qu'il y a encore aujourd'hui en France une grosse méconnaissance de tous les symptômes liés au Kiss et que beaucoup de parents sont complètements démunis.
    Le travail sur ces enfants est de longue haleine, car une fois l'occiput corrigé, il y a encore tout un travail de terrain à faire, c'est là que la médecine chinoise prend tout son sens car nous pouvons accompagner et traiter l'enfant sur ce qui a causé le Kiss.

  • Gilles DUTEIL
    le jeudi 05 mai 2016 à 16:52 Posté par Gilles DUTEIL

    Très bon article. Rien à dire.
    Je constate encore une fois que ce syndrome est décrit par un chiropracteur, que nous sommes formés à reconnaître et prendre en charge le Kiss, que nos decrets de 2011 nous donnent reconnaissance légale, mais que vous ne parlez pas de chiropraxie et chiropracteurs dans les professionnels prenant en charge le Kiss syndrome.
    Certes 24 000 osteopathes pour 800 chiropracteurs font sûrement écran...mais tout de même !
    Essayez juste de vous renseigner sur la chiropraxie pédiatrique !
    Merci
    Cordialement et avec mes respects
    Gilles Duteil, Dc

  • GROSSO Delphine
    le jeudi 05 mai 2016 à 14:34 Posté par GROSSO Delphine

    Le traitement consiste à la correction de C0/C1.
    Rappelons que la manipulation de C0/C1 doit être réalisé sous couvert d'un certificat médical ou bien réalisé par un médecin ostéopathe.
    (Avec certificat médical selon le Décret n°2007-435 du 25 mars 2007 [4] relatif aux actes et aux conditions d'exercice de l'ostéopathie)

  • jenny76
    le mercredi 04 mai 2016 à 23:07 Posté par jenny76

    Outre l'allaitement pas mal de point commun à ma quasi 3 ans .. et moi même

  • Biskotte76
    le mercredi 04 mai 2016 à 22:38 Posté par Biskotte76

    Olala! Ça ressemble tellement à mon ainé de 5 ans et demi et à mon 3ème lutin de 6 mois.
    Merci pour cet article.

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